Rony Brauman

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Rony Brauman

Rony Brauman Membre du Conseil d’orientation de l’Institut Diderot.
Médecin, ancien président de Médecins sans frontières (1982-1994).

Rony Brauman est un médecin français né en 1950 à Jérusalem, connu pour l’important rôle qu’il a occupé dans le domaine de l’humanitaire. Spécialisé en pathologies tropicales, il a écrit plusieurs ouvrages au cours de sa carrière concernant des sujets liés à son métier : les nécessités sanitaires à travers le monde, les besoins d’apporter les techniques de médecine moderne aux pays qui n’en disposent pas, et les importantes missions de l’humanitaire.

Découvrez sa biographie ainsi que ses contributions pour l’Institut Diderot, ici !

Biographie de Rony Brauman

Rony Brauman est né à Jérusalem deux ans après la création de l’Etat d’Israël, le 19 juin 1950. Dès ses cinq ans, son père, militant sioniste, l’envoie vivre en France avec sa mère.

Sa scolarité se passe sans histoires, il a étudié au lycée Lakanal de Sceaux à Paris, puis a fait ses études supérieures de médecine à la faculté de Cochin-Port-Royal.

Il y obtient un doctorat en médecine, et est diplômé de médecine tropicale, santé publique et épidémiologie et de statistiques appliquées à la médecine, et décide de partir au Bénin, puis à Djibouti pour pratiquer.

Il y exercera tour à tour les métiers de médecin de brousse, puis médecin de la marine marchande, jusqu’en 1982. Durant cette année, Rony Brauman devient le président de Médecins sans Frontières, remplaçant Xavier Emmanuelli. Cinq and plus tard, en 1987, il rejoindra également Reporters Sans Frontières, dont il deviendra vice-président. À ce poste, il tente, des années durant, de faire remarquer qu’il existe de nombreuses crises dans le monde qui nécessitent l’aide des pays riches et qui étaient alors ignorées. Il luttera aussi durant son temps chez Reporter Sans Frontière contre le sensationnalisme de la couverture médiatique apportées aux crises dans le monde, qui se content de faire de l’audience et de passer à autre chose lorsque le public n’est plus intéressé.

En 1994, il est remplacé au poste de président de Médecins sans Frontières par Philippe Biberson, et en 1995, il quitte Reporters sans Frontières, avec lesquels il dit ne pas partager l’orientation.

Entre 1994 et 1997, il devient professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris, et en 1997, il est lauréat du Prix de la Fondation Henri Dunant 1997.

En 1999, il coécrira et réalisera avec son cousin Eyal Sivan un portrait d’Adolf Eichmann à partir des archives vidéo de son procès en 1961. À partir de cette année, Rony Brauman montera plus d’intérêt pour l’État d’Israël : il signera, par exemple, en août 2006 un appel contre les frappes israéliennes au Liban. Quelques mois plus tard, en novembre 2006, il dit dans l’émission « Salut les Terriens ! », sur Canal +, que s’il avait eu un jugement à émettre sur la création de l’État d’Israël, il n’y aurait pas été favorable.

Retour sur l’humanitaire qui fait sa célébrité : en 2010, Rony Brauman s’oppose cette fois-ci à Fondation de France qui se met en avant dans la récolte et la gestion des fonds servant à aider les victimes de catastrophe. Il défend à nouveau l’idée selon laquelle ce sont les victimes des catastrophes qui doivent être mises en avant, et non les organisations qui doivent en profiter pour redorer leur blason.

Enfin, Rony Brauman a continué son parcours en faisant de l’humanitaire son cheval de bataille, et en dénonçant les dérives des entreprises qui utilisent leurs dons humanitaires afin de se mettre en avant. Il est également souvent appelé pour prendre la parole à propos de l’actualité de l’État d’Israël, ou sur les manifestations religieuses qui secoue parfois la France.

Ouvrages et publications

À partir de 1993, Rony Brauman écrira plusieurs ouvrages sur des sujets assez divers au cours de sa vie. Certains mettront en avant la nécessité de créer des missions humanitaires à travers le monde pour aider les pays les plus en difficulté, quand d’autres évoqueront plutôt la situation israélo-palestinienne.

Son premier livre, écrit en 1993, s’intitule : « Le crime humanitaire. Somalie » et a été publié aux éditions Arléa. Il s’agira de son premier ouvrage portant sur la nécessité pour chacun d’apporter son aide aux pays en difficulté qui souhaitent s’en sortir. Son second livre, « Devant le Mal. Rwanda, un génocide en direct », ira dans ce sens : il y dénonce à nouveau ces crimes que les civilisations occidentales délaissent par manque d’intérêt ou de visibilité. Les livres suivants aborderont la même question : « L’action humanitaire » en 1995, « Humanitaire : le dilemme » en 1996, « Les médias et l’humanitaire » en 1998 et « Éloge de la désobéissance » en 1999.

À partir de 2001, il abordera également la question des juifs, d’Israël, de l’Holocauste et du nazisme à travers une postface rédigée pour un ouvrage de Norman Finkelstein sur le sujet : « L’industrie de l’Holocauste : réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs ». En 2006, il co-écrira un ouvrage avec Alain Finkielkraut et Élisabeth Lévy intitulé « La discorde : Israël-Palestine, les Juifs » qui traitera également du sujet.

Il a également entrepris en 2018 de vulgariser la médecine humanitaire et l’action de médecins sans frontières pour ceux n’étant pas familiarisé avec le sujet, à travers un livre intitulé « la médecine humanitaire », de la collection « Que sais-je ? ». Cette collection étant connue pour traiter de nombreux sujets, les expliquer aux néophytes et en développer certains aspects pour les plus expérimentés.

Publications pour l’institut Diderot

Membre du Conseil d’orientation de l’Institut Diderot, vous pourrez retrouver sur notre site quatre contributions de l’Institut Diderot. Deux d’entre elles portent sur le sujet « l’Avenir de la guerre », d’après un document rédigé par Rony Brauman et Henri Bentegeat, et sur lequel il a donné une conférence dans nos locaux.

Une autre conférence donnée par l’ancien président de Reporters sans Frontières s’intitule « ce que révèle l’usage du mot humanitaire », et la dernière contribution est un document intitulé « l’avenir de l’humanitaire », et a été co-écrit par Rony Brauman, Xavier Emmanuelli qui l’a remplacé à la présidence de Médecins sans Frontière, et Olivier Berthe.

Ses contributions

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L’avenir de l’humanitaire

Rony Brauman Xavier Emmanuelli Olivier Berthe , et
Rony Brauman

Ce que révèle l’usage du mot « humanitaire »

Rony Brauman

L’avenir de la guerre

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L’avenir de la guerre

Rony Brauman Henri Bentegeat et