La puissance publique face aux risques

Publié en novembre 2021
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François Vilnet est diplômé de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris. Il a débuté sa carrière chez Air liquide puis l’a poursuivie dans la réassurance chez Scor, Abeille Re, Axa Re, SAFR, et enfin chez PartnerRe où il a été en charge de la stratégie et du risk management. Il en est aujourd’hui Directeur des affaires publiques, avec la responsabilité de toutes les associations professionnelles.

Ancien Président de l’Association des Réassureurs en France (2006-2016), il est également Vice-président de Gareat, il est entre autres Président de la commission réassurance de la FFSA et Président de l’Association pour le Développement du Management du Risque Public.

Patrick Thourot est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et ancien élève de l’ENA. Inspecteur Général des Finances honoraire, il a consacré 30 ans de sa carrière à l’assurance. Directeur à la COFACE, puis Directeur général de PFA/Groupe Athéna, Directeur général technique central d’AXA, Directeur général de ZURICH France et Directeur général délégué puis Conseiller du président du groupe SCOR. 

Ancien Président du cabinet d’actuaires consultants Forsides.

Il est aujourd’hui professeur associé au CNAM, Président de l’Observatoire Universitaire de la Réglementation de l’assurance et Secrétaire de l’Association pour le Développement du Management du Risque Public.

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Dans notre pays, la puissance publique se trouve confrontée à l’expansion des risques qu’elle encourt, au titre de ses fonctions régaliennes, en tant que productrice de biens et services, mais aussi en tant qu’autorité régulatrice.

Elle fait face à l’augmentation de la fréquence et de la gravité de ces dangers du fait du changement climatique ou d’une demande sociale de sécurité de plus en plus exigeante alors, qu’aujourd’hui, elle agit essentiellement en réaction à des « crises » de toutes natures, sanitaires, catastrophes naturelles ou industrielles, accidents graves.

L’organisation des pouvoirs publics est donc ordonnée autour de la gestion de « crises », ce qui ne permet pas l’émergence d’une culture du risque, fondée sur la prévision, la précaution, la prévention des risques, leur mesure et leur hiérarchisation.

En s’inspirant des méthodes développées depuis plus de vingt ans dans l’entreprise, ne faudrait-il pas que la puissance publique se dote d’un « risk management d’État », chargé de proposer une cartographie et une priorisation des risques auxquels les pouvoirs publics sont exposés, avant de développer une logique de Plans d’actions et d’attribution de moyens, plus exactement mesurés ?

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