Etienne Klein

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Etienne Klein

Membre du Conseil d’orientation de l’Institut Diderot.
Directeur du Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du Commissariat à l’énergie atomique (CEA).
Professeur de physique et de philosophie des sciences à l’École Centrale de Paris.

 

Étienne Klein – Toutes les informations sur l’auteur

Étienne Klein est un philosophe et physicien français, né en 1958 à Paris. Il dirige le laboratoire de recherches sur les sciences de la matière, et a écrit de nombreux ouvrages visant à vulgariser les réponses à de nombreuses questions de physique quantique et de physique des particules. Découvrez la biographie de ce scientifique, ainsi que ses contributions pour l’Institut Diderot.

 

Biographie d’Étienne Klein

Étienne Klein est né le 1er avril 1958 à Paris. Il effectue ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand, puis est admis à l’École centrale. Il y effectue ses études, et en sort en 1981 avec un diplôme d’ingénieur. Il effectue et obtient ensuite un DEA en physique théorique à l’Université Paris-Sud l’année suivante, puis travaillera sur un doctorat en philosophie des sciences à l’Université Paris-Diderot qu’il validera en 1999.

Entretemps, en 1981, il effectue un stage au Conseil européen pour la Recherche Nucléaire (CERN), renommé Organisation européenne pour la recherche nucléaire depuis, ce qui constituera pour lui sa première expérience professionnelle avec la physique, et en particulier sur l’histoire et la philosophie du domaine. Étienne Klein rentrera deux ans plus tard au Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

À partir de 1983, Étienne Klein participe à plusieurs grands projets, comme la mise au point de la séparation isotopique par laser, ou la conception d’un accélérateur à cavités supraconductrices pour électrons, des projets aidant dans la recherche de la physique nucléaire, et qu’il expliquera plus tard dans ses ouvrages.

Il commencera aussi à enseigner, jusqu’en 1994, la physique quantique et la physique des particules, et enfin la philosophie des sciences, à l’École centrale de Paris.

À partir de 1991, Étienne Klein commencera à publier des ouvrages, qui traiteront essentiellement des différents grands thèmes de la physique ainsi que des interrogations sur ce domaine et ce qu’il implique. En 1999, il obtient son doctorat de philosophie des sciences à l’Université Paris-Diderot, sous la direction de Dominique Lecourt. Il publiera plus tard son mémoire sous le titre « L’unité de la physique ».

 

Les années 2000

Étienne Klein continuera ensuite d’écrire des ouvrages, jusqu’à ce qu’en 2006, il obtienne de Jean-Jacques Szczeciniarz son habilitation à diriger des recherches. Il fonde un an plus tard le laboratoire de recherches sur les sciences de la matière, ou LARSIM pour raccourcir. Relié à l’Institut de recherches sur les lois fondamentales de l’univers, au CEA, ce laboratoire est composé de physiciens et de philosophes, qui étudient les fondements de la physique, et les implications philosophiques des découvertes des physiciens. Enfin, le laboratoire soulève aussi les questions d’éthique que posent certaines découvertes en physique et surtout en physique quantique, ainsi que dans la progression de la science en général.

À partir de 2007, il rejoint le Conseil d’analyse de la société fondée par Luc Ferry, mais qui n’existe plus aujourd’hui. La mission du conseil d’analyse était d’être en mesure de conseiller certains choix politiques du gouvernement lorsque ceux-ci concernaient l’un des enjeux ou des faits de société étudiés par le conseil. Il rejoint ensuite en 2010 le conseil scientifique d’Universcience, né du rapprochement entre le Palais de la Découverte et la Cité des sciences et de l’industrie.

En 2012, il commence à animer une chronique sur France Culture, intitulée « Le Monde selon Étienne Klein ». Il l’animera pendant 2 ans, jusqu’en mars 2014, et commencera par la suite en septembre une nouvelle émission, intitulée cette fois-ci « La conversation scientifique ».

Il devient par ailleurs membre du Conseil scientifique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques en 2013, année pendant laquelle il quitte le Conseil d’analyse de la société pour rejoindre l’Académie des technologies.

L’année suivante, en 2014, il est mandaté par Benoit Hamon pour présider le jury de la Conférence nationale sur l’évaluation à l’école, dont il livrera le rapport à Najat Vallaud-Belkacem début 2015 après qu’elle aura pris la place de Benoit Hamon.

Deux ans plus tard, en 2016, il quitte le Conseil scientifique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et est nommé président du conseil d’administration de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, un poste qu’il quittera l’année suivante, en 2017.

Enfin, depuis janvier 2019, Étienne Klein dirige une collection, intitulée « Comment a-t-on su ? », aux éditions Humensis.

Etienne Klein est chevalier de la Légion d’honneur, commandeur des Palmes académiques et officier de l’ordre national du Mérite.

 

Publications, prix et contributions

Étienne Klein a publié de très nombreux ouvrages, portant tous sur différents domaines de la science et de la philosophie de la science. C’est à travers ces ouvrages qu’il réalisera la majorité de son travail de vulgarisation scientifique, détaillant les uns après les autres les phénomènes de physique et de physique quantique, et expliquant même ses propres recherches de philosophie sur la physique.

Son premier ouvrage, paru en 1991, s’intitule « Conversations avec le Sphinx, les paradoxes en physique », aux éditions Albin Michel. Il publiera 7 ouvrages supplémentaires avant les années 2000, tels que « Sous l’atome, les particules », « Le temps » ou encore « La quête de l’unité : l’aventure de la physique », en collaboration avec Marc Lachièze-Rey.

Durant les années 2000, le nombre de ses publications augmentera drastiquement, avec « l’atome au pied du mur : nouvelles » aux éditions Le Pommier, et « l’Unité de la physique », reprise du texte de son doctorat paru aux éditions PUF, dans la collection de son directeur de thèse Dominique Lecourt, en 2000.

Il a également écrit plusieurs préfaces d’ouvrages, pour différents auteurs : Bruce Benamran pour son livre « Prenez le temps d’e-penser », Gordon Kane pour son livre « Supersymétrie », Bernard Bonin pour « Le nucléaire expliqué par des physiciens ou encore Frank Close, en 2016, pour son ouvrage « Le mystère Pontecorvo ».

 

Prix reçus

Prix du meilleur livre scientifique 1993 en Allemagne, pour son premier ouvrage : « Conversations avec le Sphinx, les paradoxes en physique ». En 1997, il est récompensé à nouveau, cette fois par le prix Jean-Perrin de popularisation de la science de la société française de physique, pour son travail de vulgarisation.

En 2000, ce ne sont pas moins de trois récompenses qu’il recevra : le prix Grammaticakis-Neumann, décerné par l’Académie des sciences, le prix budget, décerné par l’Académie des sciences morales et politiques, et le prix du meilleur livre de littérature scientifique de l’année 2000, cette fois-ci pour son ouvrage : « L’atome au pied du mur et autres nouvelles ».

En 2003, il reçoit également le prix « La science se livre », pour son ouvrage « Les tactiques de Chronos », et un an plus tard, le prix Jean-Rostand pour « Petit voyage dans les mondes des quanta ».

Il obtient ensuite le prix Thorel, décerné par l’Académie des sciences morales et politiques, en 2010 pour son livre « Galilée et les Indiens », et en 2013, il est récompensé pour l’une de ses publications : son livre « En cherchant Majorana, le physicien absolu », aux éditions des Équateurs / Flammarion, qui est élu meilleur livre 2013 dans la catégorie Sciences par le magazine Lire.

Enfin, il reçoit 3 ans plus tard le prix de Physique 2016 de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.

 

Contributions pour l’Institut Diderot

Pour le compte de l’Institut Diderot, Étienne Klein a réalisé deux publications : la première s’intitule « Les nanotechnologies et l’avenir de l’homme », et parle d’un futur scientifique probable pour notre espèce. Vous pouvez retrouver cette contribution en vidéo, ou bien télécharger le PDF.

Son autre publication s’intitule « L’avenir du progrès », et a été réalisée avec un collectif d’auteurs, parmi lesquels se trouvent Claudie Haigneré, Dominique Lecourt, Jean-Marc Lévy-Leblond ou encore Georges Balandier, et traite de la considération actuelle du progrès dans notre société. Vous pouvez également retrouver le PDF de cette publication sur notre site.

Ses contributions

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L’avenir du progrès

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Les nanotechnologies et l’avenir de l’Homme

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Les nanotechnologies et l’avenir de l’Homme

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