Bernard Maris

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Bernard Maris

Professeur d’économie à l’Institut d’études européennes (Paris-VIII). Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, il est également directeur adjoint de la rédaction de Charlie Hebdo et chroniqueur pour Le Monde, Le Figaro, Marianne, Le nouvel observateur, France Inter, France 5 et I-télé.

 

Bernard Maris

Docteur et agrégé de science économique, Professeur à l’Institut d'études européennes de l’Université de Paris VIII, membre du Conseil général de la Banque de France depuis 2011, écrivain et journaliste radio, télé et presse écrite, Bernard Maris est né en 1943 et mort assassiné lors de attentat au siège de la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Critique de l’économie de marché, il était également connu sous le pseudonyme d’Oncle Bernard, sous lequel il publiait ses chroniques d’économie dans le journal satirique dont il était membre fondateur depuis la renaissance du titre, en 1992, et ancien directeur-adjoint de la rédaction.

Il a également réalisé plusieurs contributions pour l’Institut Diderot, que nous vous invitons à découvrir à la fin de cette biographie.

 

Biographie de Bernard Maris

Bernard Maris est né le 23 septembre 1946 à Toulouse. Il fait ses études secondaires au lycée Pierre-de-Fermat, puis après avoir obtenu son baccalauréat, il commence ses études supérieures à Sciences Po Toulouse, dont il obtient le diplôme en 1968. Il continue ensuite à étudier à l’université Toulouse-I, où il obtient un doctorat en sciences économiques en 1975, sur le sujet de thèse : « La distribution personnelle des revenus : une approche théorique dans le cadre de la croissance équilibrée », qu’il soutient sous la direction de Jean Vincens. Après avoir obtenu son doctorat, il devient professeur des universités après avoir réussi le concours d’agrégation, dans la catégorie « Sciences économiques générales » en 1994 à Sciences Po Toulouse.

Il deviendra professeur des universités à l’université Paris-VIII. Durant ses années d’enseignement, Bernard Maris sera aussi appelé à enseigner la microéconomie à l’étranger, notamment dans l’université de l’Iowa aux États-Unis, et à la banque centrale du Pérou.

En 1992, il devient l’un des premiers actionnaires de Charlie Hebdo lorsque le journal renaît sur l’initiative de Philippe Val, Cabu et Wolinski. Il y tient une chronique économique, qu’il signe du nom Oncle Bernard, et devient directeur adjoint de la rédaction. Il présente également une chronique hebdomadaire sur France Inter intitulée « J’ai tout compris à l’économie ». Enfin, il occupait également le petit écran sur I-Télé, où il était chroniqueur et présentateur de l’émission « Y’a pas que le CAC », dans lequel il commente l’actualité économique, accompagné du professeur d’économie Philippe Chalmin.

En 2002, il se présente aux élections législatives du 10e arrondissement de Paris, sous l’étiquette des Verts, le parti pour lequel il milite.

Il abandonnera par la suite la vice-présidence de la rédaction de Charlie Hebdo en 2008, et en 2009, il cessera d’apparaître dans l’émission « Y’a pas que le CAC ». Cette année-là, il devient candidat aux élections de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels à la CFDT. Il est nommé membre du conseil général de la Banque de France le 21 décembre 2011.

 

Publications, films et contributions

Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont « Éléments de politique économique : l'expérience française de 1945 à 1984 (Privat, 1985), « Des économistes au-dessus de tout soupçon ou la grande mascarade des prédictions » (Albin Michel, 1990), « Les Sept Péchés capitaux des universitaires » (Albin Michel, 1991), « Jacques Delors, artiste et martyr » (Albin Michel, 1993), « Parlant pognon mon petit » (Syros, 1994), « Ah Dieu ! que la guerre économique est jolie ! » (Albin Michel, 1998), « Keynes ou l'économiste citoyen », Presses de Sciences Po, 1999, 2ème éd. 2007), « Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles » (Albin Michel, 1999), « La Bourse ou la vie - La grande manipulation des petits actionnaires » (Albin Michel, 2000), « Malheur aux vaincus : Ah, si les riches pouvaient rester entre riches » (Albin Michel, 2002), « Anti-manuel d'économie », Tome 1, les fourmis (Bréal, 2003), Tome 2, les cigales (Bréal, 2006), « Petits Principes de langue de bois économique » (Bréal et Charlie Hebdo, 2008), « Capitalisme et pulsion de mort » (Albin Michel, 2009), « Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Éditions Les Échappés, 2010), « Plaidoyer (impossible) pour les socialistes » (Albin Michel, 2012), « Houellebecq économiste » (Flammarion, 2014), « Souriez, vous êtes Français ! » (Grasset, 2016), « L’avenir du capitalisme », texte intégral et inédit de la conférence que Bernard Maris prononça à l’Institut Diderot en 2011 (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2016).

Il participe également à trois films, dont un également est posthume : « L’encerclement » de Richard Brouillette en 2008, « Film Socialisme » de Jean-Luc Godard en 2010, « Oncle Bernard – L’Anti-leçon d’économie » de Richard Brouillette à nouveau en 2015, et « À la recherche de Bernard Maris, l’anti-économiste » en 2016, un documentaire posthume réalisé par Hélène Risser et Hélène Fresnel.

 

Publication pour l’Institut Diderot

Pour le compte de l’Institut Diderot, Bernard Maris a réalisé deux contributions. La première est une conférence qu’il a donnée devant les membres de l’Institut, intitulée « L’avenir du capitalisme », en janvier 2011. Vous pouvez retrouver plusieurs extraits de cette conférence sur notre site, ou si vous le préférez, en consulter une retranscription en PDF de cette conférence dans laquelle Bernard Maris apporte un éclairage sur la « puissance la plus décisive de notre vie moderne », le capitalisme. De ses plus lointaines origines à son état actuel, l’auteur définit et retrace l’évolution du modèle économique de référence de nos sociétés ; avec une ouverture pleine d’espoir pour le dépasser.

Sa seconde contribution traite de « L’avenir du progrès », intervention durant le colloque organisé par l’Institut Diderot, au Sénat en 2011, autour, notamment de Étienne Klein, Claudie Haigneré ou Antoine Compagnon. Vous pouvez retrouver le PDF de cette contribution également sur notre site.

Ses contributions

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L’avenir du progrès

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L’avenir du capitalisme

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