Alexandre Adler

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Alexandre Adler

Alexandre Adler est né le 23 septembre 1950 à Paris. Historien et journaliste, spécialiste des relations internationales, il est un ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm) et agrégé d’histoire. Il est Chevalier de la Légion d’honneur et Officier de l’ordre national du Mérite en 2007.

 

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Biographie d’Alexandre Adler

Alexandre Adler est un auteur né à Paris d’une famille d’origine juive-allemande et russe. Durant son enfance, il reçut une éducation laïque et socialiste de la part de ses parents. Il n’a donc pas eu d’éducation religieuse.

À l’âge de 19 ans, il rentre à l’École normale supérieure pour y suivre ses études, de 1969 à 1974, et passe l’agrégation d’histoire.

 

Les années 80

En 1982, il exerce en tant que journaliste dans le journal Libération où il suit les affaires soviétiques. Il passera 10 ans dans ce journal, années durant lesquelles il travaillera également comme journaliste et éditorialiste pour le Matin de Paris.

 

Les années 90

En 1992, l’agrégé d’histoire quitte Libération afin de rejoindre la direction du Courrier International, journal dans lequel il passera également 10 ans. Il y occupera successivement les postes de rédacteur en chef et de directeur éditorial. En parallèle, il collaborera pendant deux ans avec Le Point, puis deux ans avec l’Express, et enfin 5 ans au Monde en compagnie de Jean-Marie Colombani, directeur du journal de 1994 à 2007.

De 1994 à 2003, Alexandre Adler deviendra également présentateur de l’émission Les Mercredis de l’Histoire sur la chaine Arte (disponible en replay sur le site de la chaîne). De plus, durant cette même période, il réalisa des chroniques historiques intitulées « Histoire de comprendre ».

À la radio, il fut chroniqueur pour Europe 1 de 1993 à 1995 avant d’animer une chronique de politique étrangère sur RTL pendant un an.

 

Les années 2000

En 2002, suite au rachat du Courrier International par Le Monde, il quitte le journal et rejoint Le Figaro en novembre 2002 en tant que « conseiller rédactionnel et éditorial », journal où il travaille toujours comme membre du comité éditorial.

De septembre 2002 à juillet 2011, il animera sa propre chronique dans Les Matins de France Culture.

Depuis, Alexandre Adler occupe le rôle d’intervenant ça et là, éclairant de ses lumières différents débats internationaux. Par exemple, en 2011, en se prononçant pour le sauvetage de Bachar el-Assad, ou en 2014 lorsqu’il a milité pour l’entrée de Pierre Brossolette au Panthéon.

 

Ses courants de pensée

Socialiste, puis communiste

En premier lieu, Alexandre Adler se définit comme un socialiste et communiste. Il adhère dès 1965, à 15 ans, à la SFIO pendant la campagne présidentielle de François Mitterrand. Il quittera ensuite le Parti socialiste pour rejoindre le PCF, dans lequel il restera militant pendant 11 ans. Il lie des rapports avec le Parti communiste italien, et plusieurs de ses dirigeants comme Pietro Ingrao, Bruno Trentin ou Giorgo Napolitano. Il a notamment co-écrit un ouvrage sur l’Union soviétique, « l’URSS et nous », paru en 1978.

Si aujourd’hui Alexandre Adler s’est éloigné du Parti socialiste pour lequel il a travaillé pendant presque 5 ans à la commission de politique extérieure, il reste toutefois très proche de certains de ses membres les plus éminents.

 

Atlantiste

L’atlantisme est un courant politique créé au début de la guerre froide, qui propose une alliance militaire entre tous les États adjacents à l’océan Atlantique Nord, et qui est étendue aux pays de l’Union Européenne. L’OTAN est issu de l’atlantisme.

En 2001, M. Adler opère un virage en s’annonçant en faveur de la politique de Georges W. Bush, de la guerre en Afghanistan et de la guerre en Irak. Il adaptera son propos en parlant d’erreurs commises dès les débuts de l’occupation américaine. En 2004, il apportera un soutien à John Kerry, homme politique américain et démocrate, dans sa lutte contre « le monde musulman ».

 

Européiste

Alexandre Adler a voté oui au référendum de 2005 sur la constitution européenne. Il considère la nécessité d’une Europe unie comme « la grande bataille pour la liberté de notre continent ». Il a d’ailleurs critiqué les altermondialistes en les nommant « illuminés communautaristes ».

 

Les œuvres d’Alexandre Adler

De nombreux ouvrages

Au cours de sa vie, Alexandre Adler fut l’auteur de nombreux ouvrages que les éditeurs se disputent, et à l’origine de la vente de milliers de livres issus de sa bibliographie. Le premier d’entre eux fut « l’URSS et nous », édité par la maison d’édition « les Éditions sociales » et paru en 1978 : le jeune auteur a alors 28 ans au moment de sa parution.

Ses quatre premiers manuscrits iront dans le sens de son appartenance au parti socialiste, avec « L’Internationale et le genre humain », co-écrit avec Jean Rony, « Pour l’amour du peuple : un officier de la Stasi parle », et « Le Communisme » en 2001, par la maison d’édition « Que sais-je ? ».

Le Communisme, aux éditions « Que sais-je ? », fait partie des livres qui ont le plus contribué à faire connaitre le nom d’Alexandre Adler en tant qu’auteur géopolitique.

Les écrits suivants de M. Adler font écho à sa tendance de chroniqueur à la prédiction : tenter, selon l’actualité, de prévoir de quoi sera fait l’avenir. Ainsi « J’ai vu finir le monde ancien », « Comment sera le monde en 2020 » et « Comment sera le monde en 2025 ou encore « Où va l’Amérique d’Obama ? » sont tous des ouvrages proposant une vision propre de l’avenir.

De nombreux ouvrages vont ensuite se succéder, allant jusqu’à en sortir un par an, voire plus, à travers différentes maisons d’édition telles que Albin Michel, Grasset, PUF ou encore L’Archipel. Ils sont aujourd’hui encore tous trouvable en librairie.

M. Adler est également l’auteur de nombreuses parutions publiées dans diverses revues internationales et politiques. Spécialisé dans les sciences humaines et politiques, ses ouvrages font régulièrement partie des tops des meilleures ventes à leur sortie. Ses derniers ouvrages peuvent désormais être trouvés dans toutes les librairies.

 

Récompenses

L’auteur a reçu deux récompenses littéraires pour ses analyses humaines et sociales. La première, en 2003, est le prix du Livre Politique pour son livre « J’ai vu finir le monde ancien », publié par la maison d’édition Grasset. La seconde est la récompense spéciale « Prix spiritualités d’Aujourd’hui », reçue en 2012 pour son ouvrage « Le peuple monde : Destins d’Israël », par la maison d’édition Albin Michel.

 

Ses contributions pour l’Institut Diderot

Alexandre Adler a été intervenant lors d’une conférence de l’Institut Diderot sur le sujet « L’avenir de la nouvelle Russie ». En tant que spécialiste de la politique internationale et tourné vers les enjeux de l’Europe, de la Russie, du Moyen-Orient et des États-Unis, Alexandre Adler était un invité de choix.

Vous pouvez découvrir un extrait de son intervention en allant sur la page de la conférence, ou bien en lire un résumé sur la page dédiée.

Ses contributions

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L’avenir de la nouvelle Russie

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L’avenir de la nouvelle Russie