S'inscrire à notre newsletter

Le référendum grec

Publié en juillet 2015
Président de l'Institut Diderot, fondateur, président du groupe d’édition Humensis et président d’honneur du groupe Covéa qui réunit les mutuelles d’assurance MAAF, MMA, GMF et PartnerRe.

Selon Winston Churchill, la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres. Le référendum grec vient d’en donner une nouvelle preuve.

Il est évident que la Grèce n’aurait jamais dû adhérer à l’euro. Le respect de quelques critères formels rapidement et frauduleusement atteints ne prouvait pas la capacité de la Grèce à y tenir sa place. Elle a été intégrée par la volonté de quelques dirigeants, reconnaissants à la Grèce de nous avoir éclairés de ses lumières, il y a plus de deux mille ans. Cet apport fonde son appartenance à l’ensemble culturel européen, mais n’a rien à voir avec l’aptitude à s’adapter à un mécanisme monétaire contraignant. La volonté d’un appareil communautaire européen technocratique, soucieux d’agrandissement plus que de bon fonctionnement, puisqu’il profite du premier sans souffrir des manquements au second, a poussé dans ce sens. Le peuple grec a voté la sortie de l’euro et corrigé cette erreur.

Le reproche qu’on peut faire à la troïka n’est pas d’avoir eu des exigences excessives, mais de prétendre amener la Grèce en crise à la situation qui aurait dû être la sienne avant son intégration plutôt que de proposer sa sortie organisée et aidée de l’euro.

L’ensemble des décideurs, trop soucieux de leur gloire à court terme, a délibérément ignoré le temps et la difficulté des adaptations sociales. Une monnaie unique suppose un espace économique relativement homogène. Du temps et des efforts sont nécessaires pour y arriver. Les hommes et des capitaux doivent se déplacer là où leur présence est la plus efficace. Autrement dit comme cela a été le cas en France par exemple, il faut des migrations internes, la création de déserts économiques et, corrélativement, l’arrivée d’hommes et de capitaux dans d’autres territoires. Cela ne peut être accepté qu’avec le temps ou la contrainte.

La logique du pire qui guide les institutions devrait les conduire à tenter de sauver l’appartenance de la Grèce à l’euro, seule manière de préparer d’autres problèmes pour demain. Espérons que quelques réactions démocratiques ici ou là réussiront à faire barrage et à faciliter le passage de la Grèce à une économie responsable hors de l’euro.

0

Vous pourriez aussi être intéressés par

Sur le changement 05 2021

Sur le changement

Dans les sociétés modernes, le changement est devenu une valeur en soi et un synonyme de progrès, aussi la résistance au changement est-elle considérée comme […]

Lire la suite
Le blog de Jean-Claude Seys 01 2021

Qui va payer la note ?

En 2020 le Produit Intérieur Brut de la France a baissé d’environ dix pour cent. Cela signifie que la richesse produite a diminué de deux […]

Lire la suite
Le blog de Jean-Claude Seys 10 2020

Être où ne pas être

La crise sanitaire, due au coronavirus, a provoqué une accélération du travail à distance. Mais cette évolution était déjà en cours et s’inscrivait dans un […]

Lire la suite
Le blog de Jean-Claude Seys 10 2020

Tous coupables ?

Une habitude se répand dans la société française consistant à condamner les « incivilités », pour reprendre l’expression désormais consacrée, tout en évitant d’en désigner les responsables. […]

Lire la suite
Le blog de Jean-Claude Seys 08 2020

Et après ?…

L’épidémie de Covid-19 est à ce jour plus ou moins contenue grâce aux mesures de confinement prises par tous les gouvernements. Celles-ci ont déstabilisé l’économie […]

Lire la suite

Suivez-nous sur Twitter

|LIVE|🔴
⚠️Les dangers du #wokisme⚠️
✅   Nous en débattons autour du Pr. Jean-François Braunstein, auteur de #Lareligionwoke📚
✅   Selon lui, cette pensée qui a infusé les universités & les médias s'apparente davantage à une religion qu'une idéologie. https://twitter.com/i/broadcasts/1jMJgLAoXjOxL

|PRESSE|
✅«Armons notre raison contre la guerre», pour @Challenges, l’édito d'André Comte-Sponville.
✅ J’aurais dû me souvenir, comme le dit le philosophe Alain, que «ce sont les passions, et non les intérêts, qui mènent le monde».
✅ #GuerreEnUkraine

🔴📲 Un débat à suivre
🗓️ jeudi 9️⃣ février 🗓️
en live-tweet dès 8⃣:3⃣0⃣ sur notre compte Twitter.

|LIVE|🔴
⚠️Les dangers du #wokisme⚠️
✅   Nous en débattons autour du Pr. Jean-François Braunstein, auteur de #Lareligionwoke📚
✅   Selon lui, cette pensée qui a infusé les universités & les médias s'apparente davantage à une religion qu'une idéologie. https://twitter.com/i/broadcasts/1jMJgLAoXjOxL

🔴📲 Un débat à suivre 🗓️demain, jeudi 2 février,
en live-tweet dès 8⃣:3⃣0⃣ sur notre compte Twitter.

🆕|PUBLICATION|🆕
✅ Comment faire face à la #pénurie et à la #haussedesprix des #matièrespremières❓📈
✅🏭#énergie⚡️#alimentation🌾#minerais ⛏️#logistique 🚚 #transports⚓️...
✅ L'économiste #PhilippeChalmin répond à nos questions.
✅ #mondialisation🌏🔽

Image for twitter card

Comment faire face à la pénurie et à la hausse des prix des matières premières ?

issuu.com

🔜|DÉBAT|
✅Le ressentiment contemporain menace-t-il la #Démocratie❓
✅Comment prévenir & dépasser le ressentiment ? D’où provient-il ? Comment en protéger la Démocratie ? 🗳️
✅Nous en débattrons autour de la Pr. @CynthiaFleury (@LeCnam @MINES_ParisTech @Hospiphilo @GhuParis)

|📲 𝗡𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝘀𝗶𝘁𝗲, 💻 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗲𝘀𝗶𝗴𝗻, 🔎 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂𝘀|
✅#Podcasts🎙️
✅#Vidéos🎥
✅#Paroledexperts 🧑‍🏫
✅#Publications✍🏻
✅Toujours gratuit et en libre accès 🆓🔓
✅Découvrez-le❗️
👉🏿 http://www.institutdiderot.fr

🔜|DÉBAT|
✅«Les dangers du #wokisme»⚠️
✅Bien plus qu’une simple vague de #foliepassagère, le philosophe Jean-François Braunstein, auteur de #Lareligionwoke (@EditionsGrasset), analysera les dérives de cette #idéologie aux 🇺🇸, en 🇪🇺 et en 🇫🇷.
✅#cancelculture #censure 📚📺🎞️📻📲

Charger plus de Tweets