Jean Leonetti

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Jean Leonetti

Ancien ministre, Maire d’Antibes.

 

Jean Léonetti

Jean Léonetti est un médecin cardiologue et homme politique français né en 1948. Durant sa carrière, il a été vice-président du Parti radical, puis celui de l’UMP et des Républicains. Entre juin et octobre 2019, à la suite de la démission de Laurent Wauquiez, Jean Léonietti devient président par intérim des Républicains. Il est le maire d’Antibes depuis 1995, et a également occupé le poste de député des Alpes-Maritimes pendant près de vingt ans. Enfin, il a été ministre chargé des Affaires européennes du 29 juin 2011 au 10 mai 2012. Très impliqué dans les questions d’éthique médicale, la loi du 22 avril 2005 relative à la fin de vie porte son nom.

Découvrez la biographie de cet homme politique français, ainsi que sa contribution pour l’Institut Diderot, sur notre site.

 

Biographie de Jean Léonetti

Jean Léonetti est né le 9 juillet 1948 à Marseille. Après ses études à l’université d’Aix-Marseille, il devient médecin cardiologue, et par la suite directeur du service de cardiologie du centre hospitalier d’Antibes pendant vingt ans. Son patient, Pierre Merli, alors Maire d’Antibes, le poussera à lui succéder à la mairie d’Antibes.

En 1995, il est élu maire de la ville d’Antibes. Il sera réélu à ce poste aux élections municipales de 2001, 2008 et 2014. En 1997, il se présente également aux élections législatives, et devient député de la 7e circonscription des Alpes Maritimes. Là aussi, il sera par la suite réélu député de cette circonscription aux premiers tours des législatives de 2002, de 2007 et de 2012.

En 1995, Jean Léonetti rejoint également le Parti radical valoisien, alors dirigé par Jean-Louis Borloo. De 2001 à 2003, il prend le poste de vice-président de ce parti, avant d’y être remplacé, et reprend ce poste à nouveau en 2006 jusqu’à son départ, en 2012 lorsqu’il rejoint définitivement l’UMP. Bien qu’il n’en soit plus le vice-président, il reste néanmoins membre du Parti radical. Entre-temps, il est saisi sur des questions d’éthique médicales qui le conduisent à présider la « Mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie en 2004 », ce qui l’amènera à rédiger plus tard le 1er rapport Léonetti en 2004. Ce rapport conduit à l’établissement de la « loi relative aux droits des malades et à la fin de vie » en 2005, dont Jean Léonetti fut le rapporteur auprès du Parlement. Cette loi est ensuite revisitée en 2008, à la suite de l’affaire Chantal Sébire, ce qui conduit à la rédaction du 2ème rapport Léonetti.

Durant le cycle parlementaire de la XIIIe législature de la Ve République, qui s’est ouvert le 20 juin 2007 et s’est achevé le 19 juin 2012, il est devenu l’un des vice-présidents du groupe UMP de l’Assemblée nationale. Il sera par la suite reconduit à ce poste le 26 juin 2012, pour la totalité de la XIVe législature.

En 2010, il est élu président de la Fédération hospitalière de France après de nombreuses années de pratique de la médecine. Le 29 juin 2011, Jean Léonetti est nommé ministre chargé des Affaires européennes dans le 3ème gouvernement de François Fillon, auprès du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, tandis que son suppléant Michel Rossi le remplace à l’Assemblée nationale. Il fera parti de ceux qui ont conçus et déposés la déclaration de principe du mouvement France moderne et humaniste, ce qui le conduira à être élu vice-président de l’UMP le 3 février 2013, et membre de la commission de révision des statuts du parti.

En 2018, il succède par la suite à Luc Chatel au poste de président du conseil national des Républicains, et devient la même année vice-président délégué du parti après le départ de Virginie Calmels. Il deviendra président des Républicains, après la démission soudaine de Laurent Wauquiez le 2 juin 2019, jusqu’à la tenue d’un congrès qui verra Christian Jacob élu à ce poste le 13 octobre 2019.

 

Jean Léonetti, membre de commissions permanentes et spéciales

En tant que parlementaire, Jean Léonetti a été appelé à faire partie de nombreuses commissions.

Il est ainsi appelé en 1997 à rejoindre la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Il la quittera en quelques jours en 2002, puis pendant presque 3 années de 2007 à 2010 et la rejoindra pour quelques jours pendant l’année 2010, puis pendant l’année 2014. En 2000, il rejoint pour presque une année une commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi organique relative aux lois de finances, et en 2004, une commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi relative aux droits des malades et à la fin de vie dont nous parlions plus tôt.

Il rejoindra également une commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la bioéthique en 2010 en tant que membre et rapporteur, et une commission permanente du développement durable et de l’aménagement du territoire en 2013.

 

Publications et contributions

Au cours de sa vie, Jean Léonetti a rédigé quatre ouvrages, entre 2003 et 2015. Le premier de ces ouvrages s’intitule « Le principe de modération », et a été édité aux éditions Michalon en 2003.

Deux ans plus tard, il écrit « Vivre ou laisser mourir : Respecter la vie, accepter la mort », toujours aux éditions Michalon, et s’attèle immédiatement à l’écriture de son prochain ouvrage : « La République des valeurs : Une éthique du politique », publié aux éditions Vuibert en 2006.

Enfin, presque dix années plus tard, il rédige son dernier ouvrage à ce jour : « C’est ainsi que les hommes meurent », édité par les éditions Plon en 2015.

 

Contribution pour l’Institut Diderot

Pour le compte de l’Institut Diderot, Jean Léonetti a réalisé une contribution : il s’agit d’une conférence, intitulée « l’avenir de la bioéthique », dont vous pouvez retrouver plusieurs extraits sur notre site. Dedans, il explique le concept de bioéthique, et notamment de ce qu’elle permet dans la médecine moderne.

Vous pouvez également retrouver en PDF la retranscription de cette conférence sur notre site.

Ses contributions

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L’avenir de la bioéthique

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L’avenir de la bioéthique