François-Xavier Bellamy

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François-Xavier Bellamy

Philosophe, maire adjoint de Versailles délégué à l’emploi, la jeunesse et aux enseignements secondaire et supérieur, enseignant en classe préparatoire
Auteur du livre « Les déshérités, ou l’urgence de transmettre » (Plon).

François-Xavier Bellamy est philosophe et essayiste, professeur agrégé et homme politique, né en 1985 à Paris. Ancien adjoint au Maire de Versailles de 2008 à 2019, Il siège aujourd’hui au Parlement européen, après avoir conduit la liste des Républicains de 2008 à 2019.

Biographie de François-Xavier Bellamy

François-Xavier Bellamy est né le 11 octobre 1985 à Paris. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure (Ulm), il y suit des études de philosophie et sera reçu en 2008 à l’agrégation de philosophie.

Carrière de professeur

Durant une année, il travaillera en cabinet ministériel ainsi que comme enseignant dans deux lycées privés, dont Notre-Dame-Du-Grandchamp à Versailles, où il a effectué sa scolarité. De 2009 à 2010, il suit un stage d’enseignement à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) à Paris, et enseignera jusqu’en 2011 la philosophie au lycée Auguste-Renoir à Asnières, au lycée Louis-Bascan à Rambouillet, et enfin au lycée hôtelier de Guyancourt.

En 2011, François-Xavier Bellamy se spécialise dans l’enseignement supérieur, et part enseigner la philosophie en classes préparatoires littéraires à l’ENC (École Normale Catholique) pendant 2 ans. Il créera ensuite « Les Soirées de la Philo », à Paris, au lycée Saint-Jean-de-Passy d’abord, puis au théâtre de l’œuvre, en septembre 2015, en raison de leur succès. Enfin, les Soirées de la Philo seront déplacées une dernière fois au théâtre Saint-Georges, où elles se déroulent toutes les semaines depuis la rentrée 2018.

Professeur titulaire depuis de nombreuses années, M. Bellamy donne des conférences sur le sujet de l’éducation, de la transmission des connaissances et des enjeux économiques et sociaux qu’occupent l’éducation de la jeunesse au sein d’un pays. Il organise notamment des séminaires dédiés à de nombreux sujets concernant l’éducation et destinés aux jeunes (Institut de formation politique, Acteurs d’avenirs…), aux entrepreneurs et aux dirigeants d’entreprise (Croissance Plus, l’université Hommes-Entreprises du CECA) entre autres.

Enfin, en tant que professeur, M. Bellamy est également membre associé de l’Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles et d’Île-de-France depuis 2014.

Carrière politique

En 2006, alors qu’il étudie à l’École normale supérieure, François-Xavier Bellamy débute sa carrière politique en tant que chargé de mission au cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication. Ce dernier a déjà mentionné avoir repéré le politicien en herbe à l’occasion d’une polémique sur la tenue d’une exposition à Versailles. De 2008 à 2009, M. Bellamy rejoindra également le cabinet de la garde des Sceaux sous la ministre de la Justice Rachida Dati, pour laquelle il écrira des discours et occupera la fonction de chargé des études. En 2008, durant les élections municipales de Versailles, il rejoint la liste divers droite à la demande de François de Mazières.

Suite à sa victoire, M. Bellamy devient à 23 ans le plus jeune adjoint au maire d’une grande ville de France, chargé de la Jeunesse et de l’Enseignement supérieur.

Il quittera en 2009 le cabinet de Rachida Dati afin d’intégrer celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement numérique avant de devenir ministre de l’Écologie, comme chargé de mission. Il annoncera sa démission de ce cabinet en 2010, et, en 2011, lança plusieurs initiatives à Versailles qui sont toujours d’actualité aujourd’hui : les Vendredis du Rock, un tremplin pour de jeunes groupes de musique avides de se faire connaître, et l’Atelier, un club culturel qui sert de lieu de travail et de rencontres pour des professionnels de tous les horizons.

En 2014, la liste de François de Mazières l’emporte de nouveau aux élections de Versailles et M. Bellamy restera adjoint au maire. Il démissionnera le 4 juillet 2019 à l’occasion de son élection en tant que député européen.

Entre-temps, en janvier 2017, François de Mazières a annoncé ne pas se représenter aux élections à cause de la loi contre le cumul des mandats, mais désignera néanmoins François-Xavier Bellamy à sa place, qui acceptera de se présenter aux élections législatives de juin 2017, et se verra par la suite investi par le parti Les Républicains. Il ne remportera cependant pas les élections législatives, que LREM emporte à 51,06% des voix.

En 2018, il rend publique la création du mouvement politique « Unis pour servir », créé quelques mois plus tôt. Il s’agit de son propre parti politique, de confession chrétienne.

Tout au long de sa carrière politique, depuis 2014, M. Bellamy ne s’est jamais trouvé très loin de l’UMP ou des Républicains. Il a participé à la création de Sens commun, un mouvement intégré à l’UMP, en 2014, auquel il ne participera finalement pas. Durant la seconde moitié de l’année 2017, François-Xavier Bellamy est appelé à plusieurs reprises « intellectuel influent au sein des Républicains », et en 2018, il refuse d’intégrer le contre-gouvernement du parti. Laurent Wauquiez s’est affirmé fan de M. Bellamy lors d’interviews et notamment en décembre 2018 devant les militants de Sens Commun.

En janvier 2019, il adhère au parti, quelques jours avant sa désignation comme tête de liste aux élections européennes. Il n’apportera cependant aucun soutien aux successeurs potentiels de M. Wauquiez à son départ.

Enseignant, politicien, mais aussi auteur

À partir de 2014, François-Xavier Bellamy se lance dans l’exercice de l’écriture, en faisant paraitre un essai dans lequel il analyse la crise de la culture et la faillite de l’Éducation nationale, qu’il désigne comme une crise de la transmission. Cet essai, « Les Déshérités », connaitra un important succès dans les milieux de la littérature et de l’analyse politique.

Ce titre a été choisi en écho à l’œuvre du sociologue Pierre Bourdieu, « Les Héritiers », dans lequel il expliquait les mécanismes de reproduction sociale des élites au sein de l’institution scolaire. Selon lui, l’héritage culturel familial serait inégal aux acquisitions culturelles obtenues par des voies légitimes (l’enseignement), ce qui favoriserait la reproduction sociale et par conséquent la séparation de différents groupes sociaux.

Les « Déshérités »

« Les Déshérités », explique François-Xavier Bellamy, va à l’encontre de l’opinion de M. Bourdieu, mais également d’une idéologie dont il considère René Descartes et Jean-Jacques Rousseau comme les représentants. Pour le premier, il s’agit de l’appel à se défaire de toutes les opinions reçues auparavant, et pour le second, l’opinion, selon laquelle la culture pervertit l’homme et l’éloigne de son état idéal de nature. Il s’oppose à ces deux raisonnements en expliquant qu’il n’y a pas de bonne transmission de culture pour commencer, dans un système éducatif où « le cours magistral » a été remplacé par « l’itinéraire des découvertes ».

L’essai de M. Bellamy a reçu un franc succès et plusieurs prix. Tout d’abord, le prix Henri-Malherbe de l’Association des écrivains combattants et également le prix d’Aumale, de l’Institut de France, qui a été décerné lors d’une cérémonie à l’Académie française.

Le livre a ensuite été finaliste du prix Femina essai, et du prix des Impertinents. Grâce à cette publication, François-Xavier Bellamy a donné près de 200 conférences et a été invité par des instituts, des écoles, des librairies et des associations culturelles.

Demeure

D’autres publications suivront, dont de nombreuses publiées en 2016 telles que « Les plus Beaux Discours à la jeunesse » et « À la jeunesse : De Saint-Exupéry à Steve Jobs, de grandes voix appellent à vivre intensément », publiées aux éditions Librio mais également « Éduquer avec Rousseau », « Pourquoi enseignons-nous ? École du sens, sens de l’école » ainsi que « Éduquer avec Rousseau : conférence à destination des parlementaires prononcée le 20 mai 2015 » (une retranscription d’un discours qu’il avait prononcé un an plus tôt) publiées par SOS Éducation.

De surcroît, une publication de 2018 fera également parler d’elle. Il s’agit de « Demeure : Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel », publiée aux éditions Grasset. Cet ouvrage porte sur une fascination que M. Bellamy porte au mouvement qui, selon lui, caractérise l’ère moderne et serait la cause de la crise culturelle qui affecte les civilisations occidentales. Depuis la chute du mur de Berlin, explique-t-il, la civilisation n’est plus guidée par la règle de la raison critique opposée à la tradition, mais par une idéologie du changement par « une société liquide où rien ne doit faire obstacle à la fluidité universelle » qui perd son but premier d’être une transition entre deux états stables mais plutôt une société qui s’appuie sur le mouvement et l’inconstance. « Le fait d’être en marche devient une finalité ». « Vers où aller ? Il semble qu’aujourd’hui il manque le but qui donne un sens au mouvement ».

Comme proposition pour renverser cette tendance qu’il dénonce, il souhaite renverser cette perspective, ne plus voir le changement comme un progrès mais plutôt reconnaître ce qui est bon dans le réel, chercher l’amélioration dans ce qui le nécessite et laisser en place ce qui fonctionne correctement.

Publication pour l’Institut Diderot

Sur notre site, vous pourrez retrouver une contribution, en vidéo et en PDF, de François-Xavier Bellamy : il s'agit d'une conférence intitulée « l’avenir de l’enseignement », un thème cher à l’auteur, ainsi que la retranscription de cette conférence.

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