Bernard Stiegler

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Bernard Stiegler

Membre du Conseil d’orientation de l’Institut Diderot.
Professeur des Universités, directeur du département du développement culturel au Centre Georges-Pompidou où il dirige l’Institut de recherche et d’innovation.
Ancien directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et ancien directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam).

 

Bernard Stiegler – Toutes les informations sur l’auteur

 

Biographie de Bernard Stiegler

Bernard Stiegler est un philosophe français né dans l’Essonne en 1952. Sa réflexion est tournée en grande partie vers les mutations que notre société connaît à tous les niveaux, causées par les développements technologiques et numériques. Il est aussi le fondateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis, et a écrit de très nombreuses publications. Pour le compte de l’Institut Diderot, il a également réalisé deux contributions, au format PDF. Découvrez ici sa biographie.

 

Biographie de Bernard Stiegler

Bernard Stiegler est né le 1er avril 1952 à Villebon-sur-Yvette, dans l’Essonne. Il passe la majeure partie de son enfance à Sarcelles, où il effectue ses études secondaires auxquelles il mettra fin en seconde. À dix-sept ans, un an après avoir adhéré au Parti communiste français, il commencera des études d’assistant-réalisateur au Conservatoire libre du cinéma français, qu’il ne mènera pas non plus jusqu’au bout, avant de se lancer en 1973 dans un stage d’analyste programmeur à l’ancienne IRIA (maintenant nommée Institut National de Recherches en Informatique et en Automatique – INRIA). Jusqu’en 1976, il effectuera différents métiers manuels, jusqu’aux actes criminels qui l’amèneront à apporter de grands changements dans sa vie.

À la suite de plusieurs braquages, Bernard Stiegler est incarcéré pendant cinq ans, de 1978 à 1983, à la prison Saint-Michel de Toulouse, puis il sera transféré au centre de détention de Muret. Décidé à vivre différemment, il suivra par correspondance des études de philosophie à l’université Toulouse II-Le Miral, pendant lesquelles Jacques Derrida le soutient. Pendant ses études, il apportera également son aide aux autres détenus pour leur faire reprendre les études également.

À sa sortie de prison en 1983, il rentre au cabinet TEN comme consultant spécialisé dans les questions de développement technologique et urbain, puis est élu l’année suivante comme directeur des programmes de recherche au Collège international de philosophie. En 1985, en sa qualité de directeur au Collège International, il est chargé par le ministère de la Recherche de créer une étude sur les enjeux des technologies de l’information et de la communication, et en 1987 il est chargé de concevoir l’exposition « Mémoires du futur » au Centre Georges Pompidou.

En 1988, Bernard Stiegler devient enseignant et chercheur à l’Université de technologie de Compiègne, et en 1989, la Bibliothèque nationale de France lui confie le projet de constituer et présider un groupe de recherches pour la conception de postes de lecture assistée par ordinateur. Ce travail lui inspirera de nombreuses publications, sur lesquelles nous reviendrons dans sa bibliographie.

En 1993, Bernard Stiegler soutient, sous la direction de Jacques Derrida, sa thèse de doctorat de philosophie à l’École des hautes études en sciences sociales. Pendant la seconde moitié des années 90, Bernard Stiegler devient directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel, et lance le projet Lecture et Écriture Critiques Assistées par Ordinateur (LECAO) avec le soutien du ministère de la Recherche.

 

Les années 2000

Pendant les années 2000, Bernard Stiegler continue son travail de philosophie sur le numérique. En 2002, il est nommé directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique et musique (IRCAM), dans lequel il restera pendant quatre années. En 2006, il quitte ce poste pour devenir directeur du développement culturel du Centre Pompidou, où il reste jusqu’en 2013. Il y crée l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), qu’il commence à présider en 2006. En janvier 2013, il est nommé membre du Conseil national du numérique, ou CNN, pour un mandat de trois ans. Il deviendra également membre du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires, et deviendra enfin membre du Comité d’Orientation et de Prospective du Forum Vies Mobiles.

Officier des Arts et des Lettres, le 10 février 2016.

 

Ouvrages et contributions

Bernard Stiegler est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont :

« La Technique et le temps : La Faute d’Épiméthée » (Éditions Galilée, 1994). Il s’agit de la première partie d’une série d’ouvrages en trois tomes, avec la deuxième partie publiée en « La Technique et le temps : La désorientation » (1996), « La Technique et le temps : Le Temps du cinéma et la Question du mal-être » (2001).

« De la misère symbolique, tome 1 : L’Époque hyperindustrielle » (Éditions Galilée, 2004), « De la misère symbolique, tome 2 : La Catastrophe du sensible » (Éditions Galilée, 2005).

« Mécréance et Discrédit, tome 1 : La Décadence des démocraties industrielles » (Éditions Galilée, 2004), « Mécréance et Discrédit, tome 2 : Les Sociétés incontrôlables d’individus désaffectés » (Éditions Galilée, 2006) et « Mécréance et Discrédit, tome 3 : L’Esprit perdu du capitalisme » (Éditions Galilée, 2006).

« Constituer l’Europe, tome 1 : Dans un monde sans vergogne » (Éditions Galilée, 2005) et « Constituer l’Europe, tome 2 : Le motif européen » (Éditions Galilée, 2005).

« La Télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants xpolitiques » (Flammarion, 2006), « Pour une nouvelle critique de l'économie politique » (Éditions Galilée, 2009), « La Société automatique : 1. L'avenir du travail » (Fayard, 2015), « La Technique et le temps. 1. La faute d’Épiméthée — 2. La désorientation — 3. Le temps du cinéma et la question du mal-être. Suivis de Le nouveau conflit des facultés et des fonctions dans l’Anthropocène » (Fayard, 2018), « Qu’appelle-t-on panser ? 1. L’immense régression » (Les Liens qui libèrent, 2018), « Qu'appelle-t-on panser ? 2. La leçon de Greta Thunberg » (Les Liens qui libèrent, 2020).

 

Contributions pour l’Institut Diderot

Pour le compte de l’Institut Diderot, Bernard Stiegler a réalisé deux contributions, toutes deux tournées vers l’avenir : « L’avenir de la croissance », et « L’avenir du progrès ».

L’avenir de la croissance, tout d’abord, revient sur notre culture consumériste qui a permis un développement des richesses nationales, au détriment d’anciennes valeurs, nous explique-t-il, qui peut engranger un certain mal-être. Ce document est disponible au format PDF sur notre site.

L’avenir du progrès, quant à lui, a été rédigé par un collectif d’auteurs, parmi lesquels Antoine Compagnon, Jean-Luc Domenach ou encore Étienne Klein, et explique pourquoi l’idée du progrès a changé au fil des années, et que le progrès pour le progrès peut désormais être comparé à « une étoile morte ». Vous pouvez également retrouver le PDF de cette contribution sur notre site internet.

Ses contributions

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L’avenir de la croissance

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L’avenir du progrès

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