André Comte-Sponville

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André Comte-Sponville

André Comte-Sponville, Directeur général de l’Institut Diderot, est philosophe, auteur de C’est chose tendre que la vie (Albin Michel).

 

 

André Comte-Sponville

Philosophe, écrivain, conférencier, éditorialiste dans l’hebdomadaire Challenges, André Comte-Sponville est Directeur général de l’Institut Diderot au 1er janvier 2021 et l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages dont le « Petit traité des grandes vertus » (1995), traduit en 24 langues, et le récent « Dictionnaire amoureux de Montaigne » (2020).

Il est Chevalier de la Légion d’honneur (1996), Prix La Bruyère de l’Académie française (1996), Doctorat honoris causa des universités de Mons-Hainaut et de Mexico.

Biographie d’André Comte-Sponville

André Comte-Sponville est né le 12 mars 1952 à Paris. Parallèlement à ses études, il milite à la  Jeunesse étudiante chrétienne, avant de finalement mettre de côté la religion. Il dit avoir perdu la foi à dix-huit ans, mais de cette foi, il lui reste une morale helléno-judéo-chrétienne et une spiritualité laïque qui débouche sur une mystique de l’immanence. Adhérant dix ans durant au Parti communiste français, il s’initie au marxisme en lisant Louis Althusser tout en poursuivant son cursus en Khâgne et Hypokhâgne au lycée Louis le Grand.

En 1972, il est reçu à l’École normale supérieure et y retrouve le philosophe Louis Althusser, alors « caïman de la rue d’Ulm ». Agrégé de philosophie en 1975, il débute une carrière de professeur de philosophie, d’abord au lycée Adolphe Chérioux à Vitry-sur-Seine, puis deux ans au lycée de Landrecies, deux ans au lycée Joseph Fourier d’Auxerre, et trois ans à l’École normale d’instituteurs à Melun.

En 1983, il soutient une thèse de doctorat intitulée « Éléments pour une sagesse matérialiste » à l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne », sous la direction du philosophe Marcel Conche. En 1984, il devient assistant, puis maître de conférences à l’université Paris-I Panthéon Sorbonne. Il y enseignera 14 ans durant, jusqu’en 1998. Il quittera ensuite l’enseignement pour se consacrer à l’écriture et à la tenue de conférences.

Il se décrit comme matérialiste (comme l’était Épicure), rationaliste (au même sens que Spinoza) et humaniste (à la façon de Montaigne), mais aussi comme « athée non dogmatique et fidèle ». Il propose une éthique humaniste et une spiritualité sans Dieu, présentées comme « une sagesse pour notre temps ».

Membre du comité d'honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, il fut membre du Comité consultatif national d’éthique de 2008 à 2016.

Membre du Conseil d’administration du groupe d’édition Humensis (2018), André Comte-Sponville est l’auteur de nombreux ouvrages qui, par leur clarté et leur pédagogie, mettent la philosophie à la portée de tous et connaissent un succès qui ne se dément pas. Citons notamment le « Traité du désespoir et de la béatitude » (PUF, Tome 1, Le mythe d’Icare, 1984, Tome 2, Vivre, 1988), Une éducation philosophique (PUF, 1989), L’Amour la solitude (Paroles d'Aube, 1992), Valeur et vérité. Études cyniques (PUF, 1994), Petit Traité des grandes vertus (PUF, 1995), Impromptus (PUF, 1996), La Sagesse des Modernes, avec Luc Ferry (Robert Laffont, 1998), L’Être-temps (PUF, 1999), Le Gai Désespoir (Alice Éditions, 1999), Chardin ou La matière heureuse (Adam Biro, 1999), Présentations de la philosophie (Albin Michel, 2000), Le Bonheur, désespérément (Pleins Feux, 2000), le Dictionnaire philosophique (PUF, 2001), Le capitalisme est-il moral ? (Albin Michel, 2004), La Philosophie, (PUF/Que sais-je ?, 2005), La Vie humaine (Hermann, 2005), L'Esprit de l'athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu (Albin Michel, 2006), Du corps (PUF, 2009), Le Goût de vivre et cent autres propos (Albin Michel, 2010), Le Sexe ni la mort. Trois essais sur l’amour et la sexualité (Albin Michel, 2012), Du tragique au matérialisme - et retour (PUF, 2015), L’Inconsolable et autres impromptus (PUF, 2018), Contre la peur, et cent autres propos (Albin Michel, 2019) et le Dictionnaire amoureux de Montaigne (Plon, 2020).

Contribution pour l’Institut Diderot

Dans le cadre des rencontres de l’Institut Diderot, André Comte-Sponville et Dominique Lecourt débattaient en décembre 2015 de « L’avenir du politiquement correct » lors d’une conférence animée par le journaliste du Figaro Alexis Feertchak.

Ses contributions

André Comte-Sponville

Analyse d’André Comte-Sponville sur la pandémie

logo Institut Diderot

L’avenir du politiquement correct

André Comte-Sponville Dominique Lecourt et
André Comte-Sponville

L’Avenir du politiquement correct

André Comte-Sponville

3 questions à André Comte Sponville