Mesures, démesures et modèles de l’intelligence collective

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J’étais convaincu, sans l’avoir lu, que Gustave Le Bon avait raison : que les foules sont stupides, émotives, faciles à manipuler, et d’autant plus redoutables. Et patatras !

Voilà qu’Émile Servan-Schreiber, docteur en psychologie cognitive, m’apprend à peu près le contraire : qu’un groupe aussi peut être intelligent, et qu’il l’est souvent plus que la moyenne des individus qui le composent, et même que le plus intelligent d’entre eux ! Pire : c’est d’autant plus vrai que le groupe est plus nombreux ! Alors : foules sages ou idiotes ?

« Tout est question d’organisation », répond Émile Servan-Schreiber : « Il y a une recette à l’intelligence collective. Si on la suit, on produit de l’intelligence. Si on ne la suit pas, on obtient de la pensée unique. » Cela laisse une chance à la démocratie

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