Mesure et démesure de la guerre
Mesure et démesure ont toujours été au cœur des réflexions stratégiques. L’arme nucléaire, avec sa puissance démesurée, pousse paradoxalement à la mesure, quant à son usage, et même à la paix, par la dissuasion. Elle ne saurait pourtant suffire. Le progrès technique, y compris dans les armements conventionnels, entraîne à la fois une « dilatation de l’espace stratégique » (qui inclut désormais l’espace extra-atmosphérique et le cyberespace) et une « contraction du temps » (par l’augmentation des vitesses et la réduction des délais).
Ajoutez à cela l’intervention croissante d’entreprises privées, y compris sur le champ de bataille (on le voit actuellement en Ukraine) : nous avons là trois traits marquants de notre époque, qui bouleversent les conditions de la guerre mais ne la rendent nullement moins probable, ni moins destructrice. Raison de plus pour s’y préparer : parce que c’est la meilleure façon de l’éviter, si on le peut, et de la gagner, s’il le faut.
Vous pourriez aussi être intéressés par
Mesure et démesure de la guerre
Martin Motte, ancien élève de l’École normale supérieure-Ulm, agrégé et docteur en histoire, est directeur d’études à la(...) Jérôme de Lespinois est docteur en histoire (Sorbonne Université) et chargé de mission au Centre d’études stratégiques a(...)
Mesure et démesure de la guerre
Martin Motte, ancien élève de l’École normale supérieure-Ulm, agrégé et docteur en histoire, est directeur d’études à la(...) Jérôme de Lespinois est docteur en histoire (Sorbonne Université) et chargé de mission au Centre d’études stratégiques a(...)
Jean-Louis GERGORIN et Léo ISAAC-DOGNIN