L’avenir de l’anti-science

Publié en 2013 Télécharger le PDF Consulter le document
Alexandre Moatti Ingénieur en chef des Mines (Conseil général de l'Industrie, de l'énergie et des technologies), chercheur associé à l’université Paris-Diderot (P7).
Publication suivante
Publication précédente

L’affrontement autour de la notion de progrès atteint aujourd’hui un paroxysme avec l’écologie politique. Une véritable redistribution des cartes s’opère sous nos yeux. Cessons donc de considérer qu’un rationalisme progressiste s’oppose à un obscurantisme rétrograde. C’est manifestement beaucoup trop simple, comme en témoignent particulièrement les discussions autour du « post-humain ».
On était pour le progrès ; on était « de gauche ». On était « de droite », on tenait la science en suspicion. Au progrès, on opposait les valeurs de la tradition. Les écologistes s’affirment carrément hostiles au progrès alors que la plupart d’entre eux continuent à se dire de gauche. En face, on ne craint plus désormais de s’afficher progressiste. Quant à l’extrême gauche, son cœur balance… On peut être de droite et rejoindre l’anti-progressisme de gauche ; on y retrouve alors l’extrême droite…
Alexandre Moatti nous permet de mieux saisir les subtilités et les graves enjeux de cette grande redistribution.

par Alexandre MOATTI

Vous pourriez aussi être intéressés par

logo Institut Diderot

Le système de santé privé en Espagne : quels enseignements pour la France ?

Didier Bazzocchi
logo Institut Diderot

Quelles menaces numériques dans un monde hyperconnecté ?

Nicolas Arpagian
logo Institut Diderot

L’avenir de la justice sociale

Laurent Berger
logo Institut Diderot

Entre autonomie et interdit : comment lutter contre l’obésité ?

Alain Coulomb Nicolas Bouzou et