L’avenir de l’anti-science

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Alexandre Moatti Ingénieur en chef des Mines (Conseil général de l'Industrie, de l'énergie et des technologies), chercheur associé à l’université Paris-Diderot (P7).
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L’affrontement autour de la notion de progrès atteint aujourd’hui un paroxysme avec l’écologie politique. Une véritable redistribution des cartes s’opère sous nos yeux. Cessons donc de considérer qu’un rationalisme progressiste s’oppose à un obscurantisme rétrograde. C’est manifestement beaucoup trop simple, comme en témoignent particulièrement les discussions autour du « post-humain ».
On était pour le progrès ; on était « de gauche ». On était « de droite », on tenait la science en suspicion. Au progrès, on opposait les valeurs de la tradition. Les écologistes s’affirment carrément hostiles au progrès alors que la plupart d’entre eux continuent à se dire de gauche. En face, on ne craint plus désormais de s’afficher progressiste. Quant à l’extrême gauche, son cœur balance… On peut être de droite et rejoindre l’anti-progressisme de gauche ; on y retrouve alors l’extrême droite…
Alexandre Moatti nous permet de mieux saisir les subtilités et les graves enjeux de cette grande redistribution.

par Alexandre MOATTI

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