L’avenir de la crise du Golfe

Georges Malbrunot

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Les voisins du Qatar, lors de la crise qui s’est déclenchée le 5 juin 2017, l’ont accusé de soutenir les islamistes, de financer des groupes terroristes et de se rapprocher de l’Iran. Ces reproches renvoient à des faits avérés. Mais ils ont aussi été instrumentalisés pour régler un vieux contentieux.

Le même jour, l’Égypte, le Bahreïn et les Émirats arabes unis s’alignent sur la position saoudienne. Il se dit que l’objectif inavoué serait que le Qatar rentre dans le giron du Conseil de Coopération du Golfe dirigé par l’Arabie saoudite.Montré du doigt pour son indépendance diplomatique, Doha entretien, en effet, d’assez bonnes relations avec Téhéran avec qui il partage un important gisement de gaz offshore.

Il faut constater que les sanctions n’ont pas produit les effets escomptés et que le Qatar n’a pas cédé. L’isolement n’a pas tenu. Désormais soutenu par la Turquie et l’Iran, Doha joue de ses liens diplomatiques avec ses partenaires moyen-orientaux et les grandes puissances, États-Unis compris.

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Georges Malbrunot

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