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L’avenir de l’Europe

Une partie croissante de la population conteste l’euro et l’Europe, mais bien peu souhaitent en sortir. C’est une situation quelque peu paradoxale qui s’explique parce que les arguments en faveur de l’Europe et de l’Euro ne sont pas de même nature que ceux qui fondent l’envie d’en sortir : on peut être également convaincu de la validité d’arguments à priori opposés. Le sentiment qu’une organisation européenne rapproche les peuples et constitue un facteur de paix, qu’elle favorise les déplacements des hommes et des marchandises est très largement partagé. Pour autant, certains pays en profitent, d’autres en souffrent et ont le sentiment que l’Europe les empêche de jouer leurs cartes. Ceux qui profitent du système sont les plus puissants et les plus motivés pour le conserver. Les plus faibles, la Grèce, l’Italie, par exemple, l’ont accepté en raison d’avantages initiaux, réels ou supposés, mais se trouvent in fine dans une situation…


Objectifs et outils d’un système de santé national

  Les objectifs sont au nombre de trois : avoir le meilleur niveau de santé publique permettre à tous d’accéder à ces soins maitriser les dépenses globales de manière à ne pas peser sur les niveaux de vie et la compétitivité du pays. Les objectifs de qualité et d’universalité sont, dans une certaine mesure opposés à ceux de maitrise des coûts. Un dispositif public est nécessaire pour assurer l’universalité, pour procéder à de grandes opérations de prévention, élaborer des normes de qualité, définir les besoins en matière de recherche que l’exploitation des data qu’il possède met en évidence et exercer une action de régulation sur les grands acteurs du système de soins, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, etc… Pour indispensable qu’il soit, un tel dispositif public qui est en France représenté par l’ensemble Ministre/Sécurité Sociale, a néanmoins des limites et des handicaps. Il lui est en particulier difficile de résoudre les contradictions efficacité/coût ;…


La nuit du 4 août 1789

  C’est durant cette fameuse nuit que l’Assemblée Nationale Constituante a voté la suppression de tous les privilèges féodaux, puis, plus largement, de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations. Chacun de ces droits était un poids pour l’économie mais c’est plus encore leur empilement et la complexité qu’ils  suscitaient (ce que Turgot a su si bien mettre en évidence) qui constituaient un obstacle au développement et la principale cause de la pauvreté de la population. Cette suppression fut engagée dans l’urgence pour mettre un terme à la grande Peur, ces révoltes de paysans qui s’en prenaient aux seigneurs pour saisir les documents établissant droits des uns et servitude des autres. Ce sont les nobles qui initièrent le mouvement : la dynamique lancée se poursuivit ensuite de son propre mouvement : l’égalité devant l’impôt, les banalités ; les pensions sans titres, les juridictions seigneuriales, les droits de chasse,…


Incivilités

  L’incivilité semble, selon un large consensus, se développer : l’incivilité, c’est au fond ne pas prêter aux autres l’attention qu’ils estiment mériter : absence de politesse, absence d’égards, détérioration de leur cadre de vie, etc. ; ne parlons pas de violence ou de vols et d’agressions diverses qui  sont qualifiés de termes plus forts mais ne s’en différentient que par l’intensité. Qu’est-ce au fond que la civilité ? C’est le respect marqué à la communauté à laquelle on appartient et à ses membres : contrairement à l’idée que véhicule le consensus, l’incivilité n’est pas le contraire, c’est-à-dire l’absence de respect pour la communauté à laquelle on appartient ou à ses membres, c’est la manifestation de la non appartenance à cette communauté. Il y a certes des transgressions à l’intérieur des groupes sociaux, qu’ils soient familiaux, nationaux, éthiques, religieux, sportifs, etc… mais elles sont plutôt rares. Par contre, de tous temps en tous lieux, ceux…


L’objet social des entreprises

  Le ministère de l’Economie voudrait que la loi sur les sociétés intègre dans leur objet social des objectifs en matière de responsabilité sociale et environnementale. Les considérants énoncés à propos de ce sujet donnent à penser que les sociétés, n’y étant pas contraintes,  n’ont pas ce type de préoccupation. C’est simplement ignorer que la valeur ajoutée qu’elles produisent est  la source première de richesse du pays, 60 % de la valeur ajoutée qu’elles créent vont aux salariés et une bonne partie du reste à l’Etat. La rémunération du capital supposée être la préoccupation exclusive des entreprises au profit des gros capitalistes qui les possèdent ne représente que 10 % de la valeur ajoutée et va pour 90 % à une épargne de masse rassemblée par des banques et des compagnies d’assurances. C’est oublier également que cette réalité financière n’est que la contrepartie des services rendus aux consommateurs ; ceux-ci ont…


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