Tous les articles

Les nouvelles frontières de la médecine

  La médecine a fait des progrès spectaculaires au cours des deux derniers siècles et on lui doit une part importante de l’allongement de l’espérance de vie mais le destin semble prendre un malin plaisir à remplacer les maladies éradiquées ou combattues avec succès par de nouveaux défis. Les maladies infectieuses responsables dans le passé du plus grand nombre de décès sont désormais sous contrôle mais l’espérance de vie ainsi gagnée a ouvert la voie au développement de maladies dites chroniques car elles ne sont ni guérissables, ni mortelles à court terme, de par leur nature ou en raison du progrès de la médecine. Ces nouveaux défis n’ont pas nécessairement pour cause des pathologies nouvelles ; c’est le plus souvent leur importance qui est nouvelle. Pour une part, elles sont dues aux changements intervenus dans l’environnement auxquels l’espèce humaine adaptée pendant des millénaires à un environnement relativement stable est confrontée…


Micro ou macro ?

La cohérence entre l’action individuelle de chaque membre d’une collectivité et l’intérêt collectif est un problème permanent et universel dont la solution ne peut venir, selon les tenants du collectivisme, que de la contrainte tandis que pour d’autres, en accord avec Adam Smith, la recherche par chacun de ses intérêts conduit mécaniquement à l’optimum collectif. L’idée que la poursuite de l’intérêt individuel conduit systématiquement à l’optimum collectif est manifestement fausse : l’existence d’une économie de prédation fondée sur le vol, l’escroquerie, les trafics, la corruption, le démontre et les activités légales présentent une palette équivalente d’actions plus ou moins nuisibles à l’intérêt général. Le caractère illusoire de la thèse opposée a été également démontré par la faillite généralisée des économies planifiées. Pour que la recherche de l’intérêt individuel conduise à l’optimum collectif, les règles du jeu doivent être modifiées, c’est-à-dire que l’équilibre naturel des risques, des efforts et des récompenses…


Inégalités

La croissance des inégalités dans le monde pose de nombreux problèmes, moraux pour certains, mais aussi économiques et sociaux plus concrets. La perception de ce problème est toutefois faussée par l’idéologie et l’envie. En effet, d’après Bloomberg, les 500 personnes les plus riches du monde posséderaient en 2017 5 000 milliards d’actifs. C’est énorme et justifie la thèse de la montée en puissance des inégalités ; mais les théories qui imagineraient que la suppression de ces inégalités résoudrait tous les problèmes se trompent. Cette richesse est largement virtuelle ; elle résulte pour une bonne part de l’inflation de la valeur des actifs, notamment cotés en bourse. La répartition égalitaire de cette manne représenterait 500 dollars par habitant ; en soi, ce n’est déjà pas beaucoup pour une opération qui  ne pourrait avoir lieu qu’une seule fois, mais de surcroît, il ne s’agit pas de cash mais de titres d’entreprises : ces entreprises existent parce qu’elles…


Retraite par répartition ou par capitalisation ?

Les Français sont très attachés au régime de retraites par répartition qui symbolise pour eux la solidarité intergénérationnelle alors que la retraite par capitalisation serait une aventure purement individuelle car chacun ne reçoit qu’en fonction des réserves qu’il a lui-même financées ; aventure aussi, car si la répartition ne peut pas disparaître tant que des hommes travaillent, une réserve financière le peut et l’histoire en atteste. En fait, les mots qui désignent un phénomène complexe ne le décrivent pas, mais l’évoquent le plus souvent dans son état à un moment de l’histoire, créant entre ses différents éléments un lien indissoluble là où il n’y a qu’une relation contingente. Ainsi un mécanisme de retraite comporte deux phases : la collecte des ressources, toujours prélevées sur le revenu national mais assise sur des cotisations versées par les actifs, des impôts ou des revenus du patrimoine selon le cas. Les prestations ont un lien nécessaire…


Déclin ou pas ?

Beaucoup de commentateurs de la vie moderne y voient la marche vers un déclin inéluctable : la place de la France dans le monde se rétrécit : l’enseignement se porte mal, l’illettrisme se développe, le chômage règne, le système social se dégrade, la violence progresse… Tout va mal. D’autres voient dans ces symptômes des épiphénomènes : l’espoir est permis car des possibilités de redressement existent. En fait, les uns et les autres ne définissent jamais les références par rapport auxquelles s’analyseraient déclin et espoir. Il est clair que le déclin non seulement guette le monde qu’ont connu les français nés peu après la guerre, mais  qu’il est déjà bien avancé : la France  faisait partie des vainqueurs de la guerre ; elle disposait d’un vaste Empire, d’une élite modeste en nombre mais de grande qualité qui éclairait l’Empire et les Trente Glorieuses nourrissaient les estomacs et les espoirs. Bien des choses ont changé objectivement : l’Empire…


1 2 3 44