Retour d’une rémunération négative de l’épargne.

Publié en 2012
Jean-Claude Seys Président de l'Institut Diderot, fondateur et vice-président du groupe Covéa qui réunit les mutuelles d’assurance MAAF, MMA et GMF.

Les taux d’intérêts des emprunts d’État fluctuent entre 3 et 3, 50 % l’an.

Les impôts forfaitaires et prélèvements sociaux sont désormais fixés à 37, 5 %, ce qui laisse une rémunération nette d’impôt de 1, 8 à 2, 2 %.

L’inflation a atteint, en 2011, 2, 5 % et les perspectives, au sortir de la crise, dont on peut espérer qu’elle interviendra avant l’échéance des emprunts, sont plutôt à la hausse.

La rémunération nette de l’inflation est donc négative, de 0, 7 à 0, 3 %, ceci avant l’ISF. Les taux du nouveau barème de l’ISF étant pour l’instant, et sans doute à titre très provisoire, de 0, 25 ou 0, 50%. au total, pour la majorité des investisseurs, la rémunération nette s’avère donc négative de 0, 5 à 1, 2 %… avant toute nouvelle augmentation d’impôt et envol de l’inflation.

P.S. Désormais, une première augmentation des prélèvement sociaux est devenue certaine, faisant passer le total de 37, 5 à39, 5 % des intérêts.

Articles précédents

La lettre, le chiffre et l’assiette

18 Fév 2019

L’intelligence humaine fonctionne à partir de mots, de symboles, de concepts et de modèles, c’est-à-dire de représentations de la réalité : ces représentations sont plus ou moins fidèles : une équation mathématique peut décrire parfaitement et sans ambiguïté un phénomène : un mot ou un symbole permettent d’identifier une réalité par certaines dimensions, mais peuvent correspondre à des […]

Élitisme et démocratie

6 Fév 2019

Les manifestations des gilets jaunes suscitent fréquemment, dans la partie la plus favorisée de la population, des commentaires ironiques sur la prétention du bas peuple d’avoir un avis sur les affaires de l’État, dont la complexité lui échappe totalement. C’est une idée récurrente, chaque fois que le peuple demande quelque chose. Elle appelle plusieurs remarques : […]